05fu-4460 - Diversification des marchés et tracabilité dans la filière ananas au Bénin
Le siège de l'UPS est à Allada, dans le département de l'Atlantique. L'UPS-Bénin est membre du réseau FUPRO (Fédération des unions de producteurs agricoles). C'est cette organisation faîtière qui adhère à la FIPA. L'UPS-Bénin a choisi stratégiquement de commencer ses actions d'organisation de filières porteuses en travaillant sur la filière ananas car ce produit a déjà pu pénétrer le marché européen notamment français. Mais il permet seulement à quelques agro-exportateurs de s'enrichir très rapidement en commercialisant la production de quelques petits producteurs qui ne bénéficient donc que peu de la valeur ajoutée sur les fruits. Afin de faire bénéficier aussi des petits producteurs qui n'ont pas la capacité d'accéder aux marchés européens à eux seuls, l'UPS-Bénin a démarré des expériences d'exportation dès 2000. Jusqu'en 2003, l'UPS avec peu de moyens, a réussi à exporter de 50 à 100 tonnes par an, avec l'appui d'une AFDI régionale. Afin de professionnaliser cette démarche et de l'étendre à plus de producteurs, l'UPS a proposé à AFDI un projet de renforcement des capacités de l'UPS-Bénin pour le développement de la filière ananas export, et ceci dès 2004. Ce projet est cofinancé depuis août 2004 par l'Union Européenne dans le cadre d'un programme triennal (2004-2007), qui vise à : - renforcer les capacités organisationnelles de deux organisations professionnelles paysannes béninoises, l'Udoper (Union Départementale des Organisations Professionnelles des Eleveurs de Ruminants) et l'UPS-Bénin, - accompagner leurs initiatives de développement pour des filières (élevage et ananas export), afin d'améliorer les conditions de vie de la population rurale. Afdi Lot-et-Garonne se charge du suivi du projet en partenariat avec : - une coopérative de fruits et légumes du Lot et Garonne, Odélis, qui apporte un appui pour l'organisation de la filière et également la formation des élus, - une société de vente de fruits et légumes du Lot et Garonne, Solédor, qui achète une partie de la production et dont les technico-commerciaux accompagnent la stratégie de l'UPS sur le développement de la qualité et la diversification des produits. Aujourd'hui l'UPS a les moyens techniques et financiers pour assurer l'exportation de l'ananas vers l'Europe, mais ce marché n'arrivera jamais à écouler toute la production d'ananas des membres de l'UPS. Premièrement, le tri est sévère pour répondre aux normes qualitatives européennes. Les consommateurs sont de plus en plus exigeants, ce qui a poussé l'Union européenne à fixer des réglementations pour protéger la santé des citoyens européens. Aussi, le marché européen n'est pas continu toute l'année. Pendant la période estivale, les fruits de saison en Europe détrônent la place des fruits exotiques, et l'UPS n'exporte aucun ananas entre les mois de juin à août. C'est pourquoi, l'UPS doit trouver d'autres débouchés pour commercialiser la production de ses producteurs, et elle a réalisé une étude prospective vers le nord Bénin, en juin 2004. Un marché porteur a été pressenti dans cette zone non productrice d'ananas. Aussi, le Niger, le Burkina-Faso et le Nigeria, pays frontaliers du Bénin recherchent de l'ananas, et seraient intéressés par ceux du Bénin. Encore aucune entreprise béninoise n'a pris l'initiative de structurer ce marché. Deuxièmement , l'UPS pour se maintenir sur le marché européen avec l'avènement des nouvelles réglementations, se doit de mettre en place des systèmes de gestion de la sécurité sanitaire des produits, en l'occurrence, le système HACCP. L'UPS souhaiterait aussi se positionner sur le marché précurseur de l'ananas biologique.

