11im-5795 - Promoting socio economic interests of Rwandan Farmers in the potato value chain 2011
IMBARAGA
Dans sa vision, Imbaraga en tant que syndicat agricole, a l’intension de rendre les agro- éleveurs membres professionnels ; c'est-à-dire des entrepreneurs performants, compétitifs dans les échanges socio-économiques, autosuffisants dans leurs organisations de base.
Au cours de l’exercice en cours, la fédération Imbaraga veut contribuer à la consolidation de l’identité syndicale en son sein. Pour cela, Imbaraga a pour ambition de renforcer la solidarité, le membership, et l’ownership dans les groupes de fermiers et les sections de base ainsi que le développement de l’esprit d’autopromotion. Pour y arriver, divers services de proximité seront offerts aux membres.
Parmi ces services, Imbaraga projette de renforcer les filières pomme de terre et maïs dans la zone agro- bio- climatique du Nord et celle du Nord ; c'est-à-dire dans les districts de Musanze, Nyabihu et Rubavu.
Avec l’appui institutionnel d’Agriterra au cours de ces 10 dernières années, Imbaraga a enregistré de bons résultats essentiellement dans le domaine de l’organisation des filières agricoles et de la structuration du mouvement paysan. Mais, beaucoup reste encore à faire pour qu’Imbaraga devienne une organisation professionnelle performante et autonome. En effet, de multiples initiatives économiques ont été tentées dans le passé mais rarement avec des succès durables.
Par ailleurs, le budget national pour le secteur agricole est encore très faible (au tour de 7% du budget global) et les services agricoles de l’Etat au niveau local restent insuffisants. La population, majoritairement rurale, est très pauvre et les capacités organisationnelle et institutionnelle des organisations paysannes locales sont très limitées.
En outre, selon l'Organisation mondiale pour l'Alimentation et l'Agriculture (Rapport FAO octobre 2009), dans les régions au sud de l'Afrique saharienne, les gens qui souffrent de la famine représentent 32% de la population totale et ce taux est le plus élevé dans le monde.
Paradoxalement, le premier objectif du millénaire pour le développement (OMD) est la réduction de l’extrême pauvreté et la faim d’ici en 2015. Aussi, dans son rapport sur le développement dans le monde publié en 2008, la Banque mondiale a mis l’accent sur l’agriculture et le rôle joué par les organisations de producteurs. Par ailleurs, différents Etats tels que les USA, les Pays-Bas, la France, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Suède et le Canada mais aussi la Commission Européenne ont déclaré être disposés à contribuer de manière substantielle au développement du secteur agricole.
Pour le cas du Rwanda, force est de constater que les organisations de producteurs agricoles locales dont Imbaraga se heurtent non seulement à des problèmes d’ordre financier mais aussi et surtout à ceux d’ordre organisationnel et institutionnel pour répondre à la mission et aux objectifs qu’elles se sont assignées.
En effet, la mission réalisée par Agriterra en septembre 2009 auprès de 13 organisations paysannes du Rwanda, du Burundi et de la RD-Congo a dégagé des faiblesses organisationnelles et institutionnelles qui justifient un appui en renforcement des capacités en fonction des situations particulières de chacune d’elles.
Imbaraga a fait siennes les différentes recommandations formulées au terme de la mission et c’est dans cette optique qu’elle propose le présent plan d’actions 2011 à Agriterra pour accompagnement et préparation d’une voie de sorite à la fin de l’exercice 2013.
Rappelons qu’en février de cette année, Agriterra a signifié à Imbaraga que ses contributions en tant que bailleur de fonds via son programme « Farmers Fighting Poverty » allaient être clôturées et qu’un plan de sortie doit etre elaboré.
Ainsi, dans les trois ans à venir (2011-2013), Imbaraga va se préparer au désengagement total d’Agriterra et à la pérennisation des acquis.
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