FIFATA
Country: Madagascar
Projects
09fif-5343 Projet de Mise en Place de Centres de Services Agricoles (CSA) dans les régions Amoron'i Mania, Vakinankaratra et Menabe à Madagascar
- Out-funded project FERT (fast track procedure).
- Le partenaire local du projet est FIFATA, organisation paysanne faitière partenaire de FERT depuis sa création.
- Budget 2008-2009 = 400,000 €.
09fif-5344 Mise en place de Fonds Régionaux de Développement Agricole pilotes dans les régions Amoron'i Mania et Menabe à Madagascar
- Out-funded project FERT (fast track procedure)
- Le partenaire local du projet est l'organisation paysanne FIFATA.
- Budget 2008-2009 = 1,517,000 €.
09fif-5345 Le CEFFEL (Centre d'Expérimentation et de Formation en Fruits et Légumes) pour accompagner la structuration et l'organisation de la filière fruits et légumes
- Out-funded project FERT (fast track procedure)
- Le partenaire local du projet est l'organisation paysanne FIFATA ainsi que le Centre d'Expérimentation et de Formation en Fruits et Légumes (CEFFEL).
- Budget 2008-2011 = 506,894 €.
07fif-4952 Formation des jeunes au sein de collèges agricoles. Conception et réalisation de formations aux métiers de formateurs et conseillers agricoles.
1. LES ACTIONS DEJA ENGAGEES PAR FIFATA DANS LE DOMAINE DE LA FORMATION AGRICOLE
La formation des paysans adultes a toujours occupé une place majeure dans les actions développées par FIFATA. En effet, ses organisations membres (associations paysannes, coopératives, institutions de microfinance, fédérations d’organisations paysannes) ont besoin de compter parmi leurs membres et leurs dirigeants des agriculteurs formés, le but étant que ces structures puissent s’autonomiser et être progressivement prises en charge par les agriculteurs eux-mêmes.
Ainsi, depuis sa création en 1989, FIFATA, en partenariat avec FERT, a conçu et soutenu le développement de quatre types de structures de formations pour des publics divers :
1.1. FORMAGRI
Initié par FIFATA et FERT en 1991 puis soutenu conjointement par le Ministère des Finances et de l’Economie et le Ministère de l’Agriculture, le projet FORMAGRI est né en 1995.
Constituée en association en 2001, l'Institution de Formation Paysanne a pour mission d’assurer la formation et l'information des responsables paysans, hommes et femmes en servant de pôle de réflexion et d'échanges pour ces derniers en vue de la professionnalisation des agriculteurs et des agricultrices de Madagascar.
En matière de formation, FORMAGRI développe principalement :
- des formations de courte durée (3-15 jours) sous deux formes : formations en salle, formations pratiques sur le terrain (stages et visites) ;
- des formations de longue durée dénommées « parcours ou itinéraires de formation » spécifiques selon le type de public : itinéraire de formation pour des leaders paysans au niveau local, itinéraire de formation pour des leaders paysans au niveau régional (Université Paysanne), itinéraire de formation pour les techniciens d’appui & animateurs.
1.2. Le CEFFEL (Centre d’Expérimentation et de Formation en Fruits et Légumes)
Dans le cadre du projet d’appui au développement des filières fruitière et légumière sur les Hautes Terres de Madagascar, FIFATA et FERT ont créé en 2003-2004, sur un terrain mis à disposition pour 25 ans par la commune d’Antsirabe, le CEFFEL, un centre de formation qui dispose d’une exploitation de 20 ha (maraîchage, arboriculture fruitière, fourrage et cultures de plein champs) et de locaux pour l’accueil des stagiaires (capacité d’accueil de 50 stagiaires simultanément).
1.3. Quatre collèges agricoles
Les agriculteurs malgaches regroupés au sein de Fédérations régionales fédérées par FIFATA ont demandé à FIFATA de les aider à créer un dispositif de formation agricole pour leurs enfants.
Pour répondre à cette demande, FIFATA a fait appel à FERT qui s’est associée au CNEAP (Conseil National français de l’Enseignement Agricole Privé) pour effectuer une étude d’ingénierie de formation (2002-2003) et pour créer deux premiers collèges à Befandriana (région Sofia) et Bezezika (région Menabe) qui ont ouvert leurs portes fin 2003.
Un troisième collège a ouvert ses portes le 30 octobre 2006 à Ambalavao dans la région Haute Matsiatra.
Un quatrième collège a été créé en 2009 à Ambondromisotra dans la région Amoron'i Mania. Il bénéficie du soutien financier du Programme Bassins Versants Périmètres Irrigués Sud Est / Hauts Plateaux financé par l'Agence Française de Développement.
Constitués en association regroupant des élus paysans et des représentants des parents d’élèves, les collèges ont pour mission de former des agriculteurs professionnels, futurs responsables du monde paysan, qui soient :
- capables de mettre en œuvre des techniques de culture et d’élevage améliorées et économiquement rentables,
- capables de gérer leur exploitation en fonction de données économiques fiables (connaissance des filières, des marchés agricoles),
- désireux de s’engager au sein des Organisations Paysannes régionales et dans leur territoire (commune, district…) pour défendre une agriculture familiale compétitive et professionnelle.
La formation a été construite selon les principes suivants :
- Une formation en 3 ans dont la dernière année est dévolue à la construction du projet professionnel individuel de l’élève ;
- Une formation qui s’appuie sur une équipe pédagogique complète et formée ;
- Une formation qui s’inscrit dans les réalités locales : tout ce qui est appris au collège doit être reproductible en conditions paysannes ;
- Une formation laissant une grande place à la pratique : une demi-journée d’apprentissage sur l’exploitation du collège, l’autre demi-journée étant consacrée à des cours en salle ;
- Un enseignement général appliqué : apprentissage de ce qui est nécessaire pour être un agriculteur professionnel et un responsable paysan.
- Une formation ponctuée de stages et visites en exploitation, dans d’autres centres de formation, au sein des Organisations Paysannes.
Le partenariat avec le CNEAP garantit une adaptation et une amélioration continues de la pédagogie, ainsi qu’un accompagnement régulier des formateurs en place grâce à des missions d’appui pédagogique.
Les collèges sont destinés à des filles et fils d’agriculteurs souhaitant eux-mêmes s’installer en agriculture, qui ont entre 14 et 18 ans au moment du recrutement et qui ont au minimum accompli leur scolarité primaire jusqu’à la fin. Enfin l’entrée au collège suppose que ces jeunes soient motivés, curieux, dynamiques et prêts à travailler tous les jours sur le terrain.
L’effectif total des élèves dans les collèges est à la rentrée 2011 d'environ 300.
1.4. Une Formation de Formateurs Agricoles
Ayant pris conscience des lacunes des premiers formateurs en poste dans les collèges, FIFATA et FERT ont ouvert en janvier 2006 une formation au métier de formateur agricole. Cette formation offre aux stagiaires, futurs formateurs, la possibilité d’acquérir une double compétence, agricole et pédagogique. La majorité des 10 stagiaires de la première promotion occupe maintenant un poste dans les collèges et la deuxième promotion de 15 stagiaires a fait son entrée en janvier 2007.
Les principes de ce cursus de formation novateur à Madagascar sont les suivants :
- Une formation longue (11 mois) qui permet l’acquisition durable de réflexes et de comportements nécessaires au métier d’agriculteur et de formateur.
- Une formation avec un fort regard paysan grâce à une grande implication des élus paysans au moment du recrutement des stagiaires, à leurs interventions en salle ou de visites de terrain ou encore à leur participation aux jurys de soutenance des stagiaires.
- Un apprentissage par la pratique : ½ journée quotidienne de travail sur les ateliers de production destinée à l’assimilation des bons gestes techniques dans le domaine des productions végétales et animales. En particulier, les stagiaires sont individuellement responsables d’une parcelle de maraîchage qu’ils conduisent sur le plan technique mais aussi sur le plan économique. Cette parcelle est le principal support pédagogique et donne lieu à de nombreux enregistrements.
- Des mises en situations pédagogiques en conditions réelles permettant aux stagiaires de se confronter en salle comme sur le terrain aux difficultés de leur futur métier.
- La construction d’outils pédagogiques nouveaux : Ces enregistrements (climatologie, pratiques de terrain, récoltes ou encore prix sur le marché) sont ensuite exploités pendant des séances de Travaux Dirigés qui doivent aboutir à la création d’outils d’aide à la décision (diagramme ombro-thermique, marges brutes, courbes de prix.). Le futur formateur doit apprendre à recueillir les informations de terrain, à les traduire sous forme de supports pédagogiques sur lesquels il pourra s’appuyer plus tard pour dispenser ses formations.
- Une forte « culture du chiffre » : le travail sur les données économiques, sur les données agronomiques chiffrées ou encore la formation à la comptabilité d’entreprise sont autant d’occasion de montrer aux stagiaires l’importance des chiffres et de leur précision dans les prises de décision d’un agriculteur.
1.5. La recherche continue de cohérence avec les initiatives conduites par d’autres acteurs du développement
Les besoins en termes de formation initiale agricole sont énormes à Madagascar. Mais pour l’heure et faute de moyens, aucune véritable politique nationale sur le sujet ne semble vouloir se dessiner. C’est pourquoi, FIFATA, consciente quelle ne peut, seule, répondre à une nécessité de formation massive, s’attache à établir des liens et des échanges d’expériences avec d’autres initiatives contribuant à développer l’offre de formation agricole. Des relations existent notamment entre FIFATA et l’UNMFR (l’Union Nationale des Maisons Familiales Rurales malgaches). L’objectif est de s’entendre sur les objectifs poursuivis afin d’assurer une cohérence de finalité et de montrer la complémentarité des deux approches qui ont chacune leur place dans le paysage malgache.
La mise en place d’une formation de formateurs agricoles a permis le rassemblement des différents acteurs oeuvrant pour le renforcement des capacités des organisations de producteurs et la formation des producteurs eux-mêmes. La construction du cursus de formation est en effet l’occasion de susciter des partenariats multiples, de nombreux acteurs étant sollicités pour partager les expériences et leur savoir-faire avec les stagiaires.
En 2007, la formation de formateurs a permis de rassembler, autour d’un même objectif, FIFATA, TAFA (association de diffusion des techniques de cultures sous couvertures végétales), Ramilamina (association de formation au petit élevage), l’APDRA (association d’appui aux rizipisciculteurs), CECAM (organisme de microcrédit agricole) et ROVA (Union de coopératives laitières). Ces différentes structures sont intéressées par le profil des formateurs sortants qui pourront potentiellement intégrer leurs équipes de salariés.
L’ensemble des actions présentées ci-dessus traduit l’implication de longue date de FIFATA et de FERT, l’agri-agence qui l’accompagne dans son développement, dans le domaine de la formation agricole. Grâce à cette expérience partagée, FIFATA et FERT, disposent aujourd’hui d’un recul méthodologique significatif, de compétences internes avérées, et d’un réseau de partenaires au Sud comme au Nord prêts à s’investir à leurs côtés.
2. PRESENTATION DE L'ACTION PROPOSEE
2.1. Développement de la formation initiale agricole (2007-2011)
L’action proposée par FIFATA vise à assurer la continuité de ses actions engagées dans le domaine de la formation initiale agricole.
Par cette action qui vient en complément de nombreuses actions visant à structurer le monde rural et à y développer un ensemble de services aux paysans, FIFATA entend lutter contre la pauvreté des zones rurales malgaches. Le choix des zones d’intervention prioritaires pour la mise en place des collèges agricoles correspond à des situations de pauvreté extrême dues à un moindre potentiel agricole et à un isolement géographique fort.
Qu’il s’agisse des collèges agricoles ou de la formation des formateurs ou conseillers agricoles, la finalité de l’action est toujours de renforcer des compétences, voire d’en créer de nouvelles.
Par le renforcement des capacités techniques des principaux bénéficiaires, à savoir la génération montante des jeunes agriculteurs et par l’effet de diffusion dans les villages d’origine des élèves, cette action de formation initiale agricole permet une augmentation de la productivité et donc des revenus des adoptants.
En outre, à terme, chacun de ces collèges aura vocation à produire des références technico-économiques mobilisables par la profession.
La diffusion des techniques et des données économiques liées à l’une ou l’autre des activités développées sur l’exploitation agricole du collège se fera de plusieurs façons :
- visites ponctuelles de paysans sur l’exploitation et discussions avec les formateurs,
- organisation de « journées portes ouvertes »,
- diffusion via les radios régionales qui travaillent en partenariat avec les Organisations Paysannes de la Région,
- diffusion via ITV, le journal de FIFATA.
La création de ces références et leur diffusion permettra d’accroître encore les effets de l’action sur le développement des filières agricoles.
Enfin, la forte implication des élus paysans de FIFATA et de ses Fédérations régionales dans cette action ainsi que l’important volume horaire des cursus consacré à la présentation des Organisations paysannes, à leur fonctionnement et à leur rôle font que ces jeunes disposent en fin de formation de toutes les armes pour devenir des leaders paysans, capables de s’engager et de prendre des responsabilités au sein des OP locales, régionales voire nationales.
Concrètement, pour les collèges agricoles créés à l’initiative de FIFATA, cette action passe par un accompagnement sur cinq ans (2007-2011) des établissements de Bezezika et de Befandriana. Pour le collège d’Ambalavao l’appui sur 2007-2008 ne relèvera que d’un suivi-accompagnement technique et pédagogique ; les frais de fonctionnement sur ces deux années sont supportés par un projet régional cofinancé par la Commission Européenne. En revanche de 2009 à 2011 FIFATA souhaite que les trois collèges puissent continuer d’être accompagnés tant par du suivi-conseil que par la prise en charge d’une partie de leurs frais de fonctionnement.
L’objectif pour FIFATA est d’avoir réussi d’ici 2011 à construire un véritable collectif de partenaires solides et durables qui puisse assurer l’accompagnement pédagogique et financier des collèges existants et permettre des perspectives d’extension du réseau par la création de nouveaux collèges qui sont d’ores et déjà demandés par les OP d’autres régions.
Sur la période 2007-2011, l’accompagnement prévu pour ces collèges concerne :
- Le développement et le fonctionnement courant des collèges, à savoir la campagne de recrutement des élèves, la mise en oeuvre de la formation par une équipe salariée, le développement de l’exploitation agricole qui constitue le principal support pédagogique et, de façon plus marginale, l’entretien et les petites réhabilitations des bâtiments et matériels.
- Le renforcement des compétences des formateurs en poste, avec des missions d’appui régulières d’un conseiller pédagogique, des missions annuelles de professeurs français du réseau CNEAP au sein de chaque collège et enfin l’organisation de regroupements pédagogiques permettant des échanges entre les formateurs et directeurs des quatre collèges.
- L’amélioration continue du référentiel de formation afin de le rendre toujours plus lisible pour les formateurs et de s’assurer de son adaptation optimale aux conditions locales. FIFATA bénéficie pour cela de l’appui de l’IFEAP (Institut de Formation pédagogique de l’Enseignement Agricole Privé).
- L’accompagnement des jeunes associations collèges pour ce qui relève de la vie associative, du suivi des activités et de la gestion des budgets.
2.2. La formation de formateurs et de conseillers agricoles (2007-2011)
En 2007 il s’agit de mettre en œuvre un cursus de formation de formateurs agricoles conçu de manière spécifique et destiné à développer en 11 mois une double compétence, alliant une très bonne maitrise des techniques agricoles et des compétences pédagogiques permettant une transmission efficace du message.
Cette action est mise en œuvre depuis 2006 avec le soutien financier de FERT.
En 2008 FIFATA souhaiterait pouvoir développer un nouveau cursus de formation longue dont l’objectif serait de former des conseillers agricoles de proximité qui soient non seulement bons techniciens mais qui soient également rompus aux techniques d’animation et capables d’accompagner les producteurs dans le cheminement de leur projet en étant attentif et en intégrant les objectifs et contraintes de chacun.
Sur la période 2007-2011, les actions prévues par FIFATA dans ce domaine sont :
- La mise en œuvre de la seconde année de la formation de formateurs avec 15 stagiaires en formation de janvier à décembre 2007.
- La concrétisation de nouveaux partenariats avec les structures d’accompagnement et de formation de paysans adultes.
- La capitalisation du volet formation de formateurs grâce à des supports divers.
- La conception et la réalisation d’un cursus de formation type « conseillers agricoles de proximité » mis en oeuvre chaque année.
3. RESULTATS ATTENDUS
3.1. Pour les collèges agricoles
Les effectifs dans les collèges agricoles ont été irréguliers au cours des 3 premières années compte tenu de nombreux ajustements réalisés simultanément : implication des agriculteurs de la région dans la mise en place et le développement des collèges, mise en place et adaptation du cursus (cycle de 3 ans), définition et adaptation du référentiel pédagogique, recrutement et formation des équipes pédagogiques.
Aujourd’hui, les collèges sont reconnus, les équipes stabilisées, les associations constituées et le référentiel de mieux en mieux adopté par chacune des équipes pédagogiques. Il est donc possible d’envisager de donner plus d’ampleur à cette action existante en procédant chaque année au recrutement d’une nouvelle promotion de 25 élèves.
Sur le plan quantitatif, le projet bénéficiera sur un cycle de cinq ans (2007-2011) à environ 240 jeunes (dont au moins 25% de filles), enfants d’agriculteurs, d’âge compris entre 14 et 20 ans.
Cet accompagnement sur cins ans du développement des collèges agricoles de Bezezika, Befandriana et Ambalavao aura pour impacts :
• Une amélioration de la qualité de la formation :
- Le référentiel pédagogique sera amélioré chaque année en fonction de l’expérience vécue par les équipes pédagogiques au sein de chacun des deux collèges ;
- Le directeur et les formateurs de chacun des deux collèges verront leurs compétences techniques et pédagogiques renforcées ;
- Les exploitations agricoles des deux collèges seront mises en valeur de façon à devenir de vrais outils pédagogiques tout en permettant la production d’une part substantielle de l’alimentation des élèves.
• La formation d’environ 240 jeunes :
- Les connaissances et compétences théoriques et pratiques de ces jeunes seront développées ;
- La rigueur, la vie en groupe, les stages et les échanges, permettront de modifier les comportements de ces jeunes pour les insérer progressivement dans la vie professionnelle et les responsabiliser.
• L’installation chaque année de 60 d’entre eux comme jeunes agriculteurs :
- Les 60 jeunes en 3ème année seront accompagnés tout au long de leur dernière année de formation dans leur projet professionnel ;
- A l’issue de cette 3ème année ils s’installeront comme jeunes agriculteurs et pourront faire vivre leur famille des revenus tirés de leur exploitation agricole ;
- Cette insertion dans la vie active sera facilitée par une implication possible du jeune au sein de la Fédération régionale d’organisations paysannes (OP membre de FIFATA) et les services développés par les différentes OP spécialisées existant dans chacune des deux régions (Union des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel, Coopérative d’approvisionnement en intrants, Association d’usagers de l’eau, Groupements semenciers, etc …)
• L’adoption de nouvelles techniques agricoles et des outils d’analyses économique par les paysans en activités suite à la diffusion des références technico-économiques acquises sur les exploitations des collèges.
• L’éducation à la solidarité et au développement au sein des Lycées du CNEAP :
- Les jeunes en formation dans les lycées du CNEAP partenaires de l’action seront sensibilisés à la question du développement au travers de témoignages, films, échanges divers
- Ils organiseront des actions de solidarité internationale (semaines malgaches, conférences-débats, etc …)
- Quelques échanges entre jeunes et/ou formateurs de LEAP et de collèges pourront avoir lieu à l’occasion de voyages d’échanges (stage BTS, missions d’appui pédagogiques par des professeurs du CNEAP …)
• Une expérience qui, capitalisée, pourra facilement être répliquée
- FIFATA dispose d’une assise professionnelle vaste avec des Organisations Paysannes de niveau intermédiaire (les Fédérations régionales d’OP) qui sont les catalyseurs d’initiatives de développement à l’échelle régionale ;
- A l’image des deux fédérations régionales, FFTS dans la Sofia et VFTM dans le Menabe, d’autres OP régionales agricoles souhaitent la création d’un collège dans leur région (en particulier FIFATAM dans la région Amoron’i Mania) ;
- La capitalisation sur le moyen terme de l’expérience de création de collèges agricoles dans 3 régions permettra à FIFATA de répondre progressivement favorablement aux attentes de ses membres en matière de formation initiale par la création de nouveaux collèges agricoles intégrant le réseau préexistant.
3.2. Pour la formation de formateurs et de conseillers agricoles :
La formation de formateurs agricoles a permis de former 10 formateurs en 2006 et accueille 15 stagiaires (futurs formateurs) en 2007. La formation de conseillers agricoles envisagée pour 2008 devrait pouvoir accueillir deux promotions d’une vingtaine de stagiaires chacune pour une formation de 6 mois, soit 40 conseillers formés sur l’année.
Cette action permettra la mise sur le marché du travail de formateurs et de conseillers prêts à s’investir efficacement dans la formation et l’accompagnement de proximité des paysans, jeunes comme adultes.
Elle servira directement l’ensemble des acteurs du développement agricole demandeurs de personnes formées au conseil agricole de proximité : OP (Fédérations régionales d’OP, Coopératives agricoles …), Institutions de microfinance (CECAM, TIAVO …), Centres de formation (CEFFEL, MFR, Collèges agricoles …), Projets (BVPI …), ONG (TAFA, RAMILAMINA …), etc …
Elle sera renouvelée en 2009, 2010, et 2011 autant que de besoin et en fonction des financements mobilisés.
4. EVALUATION ET CAPITALISATION
Concernant les collèges agricoles, une évaluation interne et participative des établissements de Bezezika et Befandriana a été effectuée en mars 2006. Elle aborde les différents aspects des collèges d’un point de vue quantitatif et qualitatif et permet de disposer de données de référence.
Par ailleurs, depuis la rentrée de septembre 2006, des tableaux de suivi-évaluation ont été élaborés ; ils sont renseignés en grande partie par les équipes pédagogiques en place et permettent d’évaluer la progression des activités au niveau de chaque collège en terme de :
- suivi du programme de formation
- suivi des élèves (évolution des effectifs, assiduité, contrôle continu et examens …)
- vie extra scolaire (activités …)
- administration (réunions et suivi financier)
- suivi des cultures, suivi des élevages
- suivis comptables via des exécutions budgétaires trimestrielles et des audits
L’analyse de ces « tableaux de bord » tout au long de la période 2007-2011 permettra d’évaluer en continu la réussite de l’action et, le cas échéant, de l’ajuster pour tenir compte des faiblesses observées.
Concernant la formation de formateurs, des évaluations des acquis sont conduites de façon régulière afin de mesurer l’atteinte des objectifs par les stagiaires. En outre chaque session de formation fait l’objet d’une évaluation finale, participative et à dire d’acteurs qui permet de mettre en exergue les éventuelles améliorations nécessaires.
5. DURABILITE DE L'ACTION
Les collèges agricoles répondent à une problématique nationale forte qui est la formation des ruraux et le développement de l’enseignement professionnel.
Madagascar a en effet très largement investi dans le programme « Education pour tous » qui a permis d’augmenter la scolarisation primaire de façon significative, mais il apparaît aujourd’hui indispensable de développer l’offre de formation post-primaire.
Conscient de cela, le gouvernement malgache facilite depuis 2003 la mise en place des collèges agricoles proposée par FIFATA et FERT. Ainsi les collèges sont implantés sur des sites (terrains et bâtiments) mis à disposition par le Ministère malgache de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP). Cette mise à disposition est la première garantie de la durabilité de ces collèges.
La deuxième garantie de la durabilité des collèges est leur portage par des associations locales constituées de représentants de la Fédération régionale d’organisations paysannes, de représentants de l’Association des parents d’élèves et de personnalités locales. Une convention signée entre chacune de ces associations et le collectif FIFATA-FERT-CNEAP définit les conditions de partenariat.
Enfin, sur le plan financier,
- Les collèges agricoles bénéficient d’ores et déjà d’un autofinancement conséquent et qui augmente d’année en année. Celui-ci est constitué des produits de l’exploitation agricole utilisés pour l’alimentation des jeunes, des écolages (ou frais de scolarité) et de l’apport de riz par les parents (également utilisé pour les repas) ;
- Les collèges bénéficient également d’un soutien à long terme du CNEAP et de l’association «Un filleul pour Madagascar ». Leur cofinancement s’élève à environ 25% des besoins; leur contribution continuera de s’accroître au fil du temps. Par ailleurs, FIFATA cherche à associer des partenaires publics à cette démarche soit directement, soit au travers d’une aide par le budget de l’Etat. Entre 2003 et 2006, le MAE français, l’AFD et la CE ont cofinancé les collèges à travers des projets de développement agricoles plus globaux. Jusqu’en 2008 la CE et FERT ont assuré le financement du 3ème collège à Ambalavao dans la région Haute Matsiatra. Depuis 2009 l'AFD finance le collège d'Ambondromisotra (construction et fonctionnement).
La formation de formateurs et de conseillers a vocation à être reconduite si elle répond à une demande exprimée sur le marché du travail.
Ceci est le cas depuis 2009 dans le cadre du projet AROPA, sur financement FIDA. Ce financement a permis la formation des animateurs communaux recrutés dans le cadre du projet AROPA mis en oeuvre dans les régions Amoron'i Mania, Haute Matsiratra et Ihorombe.
6. PRINCIPAUX PARTENAIRES
Les principaux partenaires de l’action sont FIFATA, les Associations de gestion des collèges agricoles, FERT, le CNEAP, et l’association « Un Filleul pour Madagascar ».
6.1. FIFATA
FIFATA (« Fikambanana Fampivoarana Ny Tantsaha » ou « Association pour le Progrès des Paysans ») a été créée en 1989.
Elle regroupe de très nombreuses organisations agricoles (coopératives, caisses mutuelles de crédit, fédérations paysannes) et compte au total environ 108 000 agriculteurs et agricultrices membres dans 10 régions de Madagascar. FIFATA est en particulier présente au travers de ses 5 Fédérations régionales d’Organisations Paysannes dans 5 régions : Amoron’i Mania (FIFATAM), Bongolava (VOMBO), Menabe (VFTM), Sofia (FFTS), Vakinankaratra (VFTV).
FIFATA et ses fédérations membres dans les régions concernées par l’action (VFTM dans le Menabe et FFTS dans la Sofia) sont étroitement associées au développement des collèges agricoles ; les Fédérations sont en particulier représentées dans les associations de gestion des collèges.
6.2. Les Associations de gestion des collèges agricoles de Bezezika et Befandriana
Ces associations ont été créées fin 2006.
Elles sont constituées de représentants de la Fédération régionale, de représentants de l’association de parents d’élèves et de personnalités locales. Ces associations sont responsables de la bonne gestion des collèges agricoles ; elles ont signé des conventions de partenariat avec le collectif FERT-FIFATA-CNEAP à qui elles délèguent la gestion du personnel pédagogique, l’animation du réseau de collèges, le développement de la pédagogie. FERT et FIFATA sont systématiquement invitées à titre consultatif aux réunions du Conseil d’Administration et aux Assemblées Générales des associations Collèges.
6.3. FERT
FERT est une association de coopération internationale créée en 1981 à l’initiative de responsables agricoles préoccupés par les problèmes agroalimentaires des pays en développement.
FERT accompagne les agriculteurs dans la création de groupements de producteurs, coopératives, caisses de crédit agricole, et centres de formation, leur permettant d'accéder durablement à des services de qualité pour apporter des solutions aux problèmes qu'ils rencontrent et améliorer leurs conditions de vie.
FERT conduit dans une douzaine de pays d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Europe centrale et orientale, des opérations de terrain dans les domaines suivants :
- Services aux agriculteurs : information, formation et conseil ;
- Financement de l’agriculture : création de systèmes d’épargne et de crédit agricole mutuels ;
- Approvisionnement en intrants et commercialisation des produits agricoles ;
- Organisation de filières : création de marchés, établissement de réglementations et politiques de qualité ;
- Représentation professionnelle des agriculteurs : représentation et négociation auprès des pouvoirs publics et autres acteurs de l’environnement économique et social.
FERT est présente à Madagascar depuis 1986 et est partenaire de FIFATA depuis sa création.
Aux côtés de FIFATA, FERT a soutenu :
- le développement du réseau de microfinance CECAM, aujourd’hui autonome ;
- le développement d’un réseau de coopératives dans 5 régions de Madagascar (commercialisation des produits et approvisionnement en intrants), avec transfert progressif des compétences aux coopératives et unions régionales de coopératives.
Elle intervient aujourd’hui, toujours dans le cadre d’un partenariat avec FIFATA, dans :
- la consolidation de 5 fédérations régionales d’organisations paysannes, avec recherche-action sur de nouveaux services (sécurisation foncière, information rurale, conseil technico-économique …) ; ces 5 fédérations ont atteint leur autonomie de gestion fin 2006 ;
- le développement des filières fruitière et légumière sur les Hautes Terres de Madagascar : promotion d’une exploitation plus rationnelle de la production fruitière et légumière, accompagnement des groupements de producteurs pour une meilleure information du marché et une meilleure valorisation commerciale des produits horticoles ;
- le développement de trois collèges agricoles (Sofia, Menabe et Haute Matsiatra) et d’une formation de formateurs agricoles ;
- l’animation de groupements de paysans autour d’activités économiques et l’accompagnement d’un processus de structuration à la base dans les régions Haute-Matsiatra et Ihorombe au Sud de Madagascar.
6.4. LE CNEAP
Le CNEAP est une fédération d'établissements d'enseignement agricole privé. Il regroupe environ 200 établissements français, sur le territoire métropolitain et dans les DOM-TOM. Ses formations s'adressent aux élèves, étudiants, et apprentis, de la classe de quatrième à la licence professionnelle, ainsi qu'aux stagiaires en formation continue, dans les champs des métiers de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la commercialisation, de l'environnement et des services en milieu rural.
Le CNEAP intervient comme partenaire pédagogique et partenaire financier du projet :
- Une mission d’appui pédagogique permet chaque année l’intervention d’un formateur français pendant 3 semaines, en appui à chacun des collèges agricoles. A l’occasion de ces missions est organisé un regroupement pédagogique qui permet la rencontre des équipes, l’adaptation du référentiel, l’évaluation de la formation, etc.
- Des missions de formateurs de l’IFEAP (Institut de Formation de l’Enseignement Agricole Privé) sont sollicitées ponctuellement.
- Une douzaine de lycées agricoles français participent financièrement au projet au travers d’actions d’éducation au développement (semaines malgaches, expositions, manifestations diverses …)
6.5. UN FILLEUL POUR MADAGASCAR
L'association " Un Filleul pour Madagascar" soutient à ce jour 60 collégiens agricoles (dans le cadre du partenariat avec FERT).
Cette association assure l’interface entre des donateurs privés et les jeunes. Les membres de l’association sont entièrement bénévoles et la totalité des versements est utilisé pour l’action.
FIFATA et FERT s’assurent qu’il n’y ait aucune ingérence des donateurs privés dans le fonctionnement des collèges agricoles ; les sommes versées sont en particulier mutualisées pour contribuer au développement de l’ensemble du collège.
7. CALENDRIER DE MISE EN OEUVRE
Le projet vise à accompagner le développement des collèges agricoles de Bezezika et Befandriana au cours des années scolaires 2007-2008-2009-2010-2011 et celui d’Ambalavao sur 2009-2010-2011.
Il vise également à former une nouvelle promotion de formateur sur 2007 et à concevoir fin 2007 puis mettre en œuvre sur 2008 un cursus de formation destiné à former des conseillers agricoles de proximité.
06fif-4800 Accompagnement de FIFATA et de ses 5 Fédérations régionales d'organisations paysannes membres à Madagascar
1) Introduction
L’association faîtière FIFATA, Fikambanana Fampivoarana ny Tantsaha (ou association pour le progrès des paysans), a été l’une des premières organisations paysannes malgaches à voir le jour à Madagascar en 1989. Son Président actuel est Mamy Rajohanesa, agriculteur de la région du Vakinankaratra (2,5 hectares dont 25 ares de rizière). Avec bientôt près de 20 ans au service des paysans, FIFATA est considérée aujourd’hui comme un interlocuteur reconnu des acteurs du développement agricole à Madagascar, et même au-delà, auprès des organisations internationales.
FIFATA a développé une vision claire qui s’appuie sur une large base pour qui elle met en œuvre des services de proximité opérationnels à destination des paysans de différentes régions de Madagascar. Ceci constitue le fondement de la légitimité de FIFATA qui lui permet de se positionner comme le principal défenseur des intérêts des paysans de Madagascar.
2) Vision
Ainsi, FIFATA défend une agriculture familiale, professionnelle et compétitive qui permet d’améliorer le revenu des agriculteurs malgaches et donc leurs conditions de vie.
3) Représentativité
Sur le terrain, cette politique se traduit par des services concrets, structurés, répondant aux besoins des 108.000 membres de FIFATA.
FIFATA intervient dans 10 régions de Madagascar : Alaotra Mangoro, Analamanga, Amoron’i Mania, Bongolava, Haute Matsiatra, Ihorombe, Itasy, Menabe, Sofia, Vakinankaratra.
Dans cinq de ces régions, des Fédérations régionales membres de FIFATA regroupent des organisations professionnelles agricoles à vocation :
- financière : les Caisses d’Epargne et de Crédit Agricole Mutuels ou CECAM,
- d’approvisionnement en intrants et de stockage et commercialisation de produits agricoles (unions de coopératives et coopératives),
- de services (sécurisation foncière, organisation des filières de production…).
4) Domaines d’activités
Il s’agit d’abord d’actions de représentation (leurs élus ou des membres de leurs équipes salariées siègent au sein de différentes instances de développement), de défense des intérêts des paysans et une contribution à la définition des politiques régionales.
Ces actions s’appuient sur une large base à qui FIFATA et ses fédérations offrent de nombreux services de proximité qui constituent le plus souvent une innovation dans le contexte agricole malgache.
Ces services sont aujourd’hui rendus par des entités indépendantes de FIFATA. Ainsi, le réseau CECAM, initié par FIFATA, est autonome. De même, l’institut de formation FORMAGRI (spécialisé dans les domaines de la formation et de l’organisation des producteurs agricoles), né de FIFATA est aujourd’hui indépendant.
Aujourd’hui, les fédérations régionales d’organisations paysannes :
- FIFATAM (FIkambanana FAmpandrosoana ny Tantsaha Amoron’i Mania) - 112 OP (9025 membres)
- VOMBO (VOvonan’ny Mpamokatry Bongolava) -118 OP (7400 membres),
- VFTM (Vondron’ny Fikambanana Tantsahan’i Menabe) - 145 OP (8800 membres)
- FFTS (Federasiona Fampivoarana ny Tantsahan’i Sofia) - 251 OP (4300 membres),
- VFTV (Vovonan’ny Fikambanan’ny Tantsahan’i Vakinankaratra) - 194 OP (11 560 membres)
oeuvrent respectivement dans les régions Amoron’i Mania, Bongolava, Menabe, Sofia, Vakinankaratra.
Leurs domaines d’activité couvrent un champ très vaste.
L’information et la communication sont des axes forts : des émissions sont régulièrement diffusées sur les ondes des radios rurales, et le journal ITV « Ireo Tantsaha Vaovao » (« Voici les nouveaux paysans ») édité mensuellement par FIFATA depuis 1990, est distribué le plus largement possible.
La formation occupe une place centrale. Ainsi, les agriculteurs, en tant que leaders paysans ou simples membres d’organisations paysannes de base peuvent bénéficier de formations à la fois sur des aspects techniques, organisationnels et de gestion. Les parcours de formations techniques insistent sur l’aspect économique des productions, et visent le développement d’activités génératrices de revenus.
De plus, dans 2 régions (le Menabe et la Sofia) les enfants d’agriculteurs, peuvent recevoir une formation initiale agricole dans des collèges pilotes mis en place et suivis par FIFATA, VFTM et FFTS depuis 2003.
Le conseil juridique et la sécurisation foncière, sont des priorités pour les paysans dans toutes les régions.
Enfin, FIFATA et les Fédérations développent d’autres services à la demande des paysans, soit directement (comme la vaccination), soit en partenariat avec les autres acteurs de développement (PSDR, FID, SEECALINE, CARITAS…).
La pertinence des services rendus, le sérieux et les compétences des Fédérations et de FIFATA, de même que leur présence permanente en milieu rural depuis plusieurs années, en font des structures de plus en plus reconnues dans leurs zones d’action respectives et au niveau national. Elles ont su établir des relations de confiance se traduisant par des adhésions et des demandes de services croissantes des organisations paysannes de base, et par des partenariats qui se multiplient avec des organismes d’appui au développement rural.
Forte de son expérience sur le terrain, et afin de faire entendre la voix des paysans, FIFATA se concerte avec les autres organisations faîtières malgaches (SOA, KOLOHARENA) regroupées dans le KVTM (Komity Vovonana Tantsaha Mpamokatra), ou plateforme des organisations paysannes faîtières.
FIFATA participe aussi à des plateformes sur des thématiques concernant le développement agricole à Madagascar. Ainsi, FIFATA a été à l’origine de l’émergence de la SIF (ou Solidarité des Intervenants sur le Foncier), association qui a notamment contribué à la rédaction de la Lettre de Politique Foncière et à la refonte du PNF (Programme National Foncier).
FIFATA est aussi partie intégrante de la plateforme de concertation sur la filière riz.
FIFATA, en tant qu’organisation paysanne membre du KVTM, de la SIF, et aussi de la FIPA (et ce depuis 1997), est souvent sollicitée pour participer à des congrès ou conférences dont les débats dépassent le cadre national malgache.
FIFATA et les 5 Fédérations régionales souhaitent pouvoir poursuivre toutes ces activités, et en lien avec elles, initier un volet « migration intra-régionale », la migration constituant, pour des agriculteurs dans des zones non encore exploitées, une solution au problème du morcellement des terres et de l’insuffisance de production.
5) Fonctionnement/gestion
FIFATA et ses 5 Fédérations régionales ont une gestion et un fonctionnement autonomes.
En tant qu’associations paysannes (loi malgache relative aux associations à but non lucratif), elles sont dotées de statuts et règlements intérieurs propres, qui sont réactualisés périodiquement selon les besoins. Chaque année, les entités construisent leur programme d’activités et le budget correspondant. Le bureau, le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale sont les organes de décision, tandis que l’équipe technique met en œuvre les orientations prises.
FIFATA et les Fédérations régionales gèrent directement la majeure partie de leur personnel. De plus, elles sont maîtres de leurs dépenses.
