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Association Tchadienne des Acteurs du Développement Rural

Country: Chad

Projects

09ae-5318 Augmenter durablement et mieux utiliser les productions vivrières pour contribuer à une réduction de la vulnérabilité alimentaire des ménages dans la région du Logone Oriental
L’Association tchadienne des acteurs du développement rural (Atader) est une organisation paysanne du Logone Oriental. Deux de ses quatre fédérations membres sont particulièrement concernées par le projet présenté : - « Atekor », Association régionale d'unions de groupements féminins, composée de 60 groupements comprenant 680 femmes. Les femmes joueront un rôle essentiel dans la mise en œuvre du programme ; - « Komadji », fédération régionale regroupant plus de 300 greniers communautaires pour une gestion collective de la sécurité alimentaire et de l'approvisionnement en intrants de ses adhérents. Son réseau de 3 600 adhérents permet de coordonner la multiplication et la diffusion des semences améliorées.
06ae-4856 Appui institutionnel à l’Atader pour un développement durable dans le Logone oriental
1. Objectif du projet Les objectifs globaux du projet sont : · L’amélioration des conditions de vie des populations rurales du Sud Tchad ; · Le renforcement des capacités de la société civile rurale tchadienne pour contribuer à un développement socio-économique durable. Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres au monde. Malgré de fortes potentialités, en particulier dans le secteur agricole dont dépend une majorité de la population active, les acteurs du développement agricole et rural, et en premier lieu les agriculteurs et leurs organisations, peinent à réunir les conditions pour marquer une évolution favorable de leur environnement. Alors que l’Etat s’est désengagé d’un certain nombre de fonctions de production et d’accompagnement dans le secteur agricole, les acteurs de la société civile disposent d’insuffisamment de ressources pour leur permettre d’assumer entièrement ce transfert de compétences. L’action s’inscrit ainsi dans une démarche mixte de consolidation de la société civile rurale tchadienne et de développement socio-économique, des agriculteurs organisés, porteurs de projets et de revendications favorisant la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. L’objectif spécifique du projet est de renforcer les capacités et la représentativité d’une la fédération régionale d’organisations professionnelles agricoles, l’Association tchadienne des acteurs du développement rural (Atader). Ceci pour : · Une amélioration des pratiques par l'acquisition de nouvelles techniques culturales ; · Le renforcement de l’Atader dans sa maîtrise de l'environnement économique des productions et des exploitations agricoles ; · Une meilleure efficacité des actions grâce à des échanges d’expériences opérationnelles ; · Un renforcement de la capacité des responsables à gérer une organisation professionnelle ; · Une représentativité accrue permettant aux agriculteurs de mieux peser sur l’élaboration des politiques agricoles et de développement rural ; · Un développement territorial plus équilibré. 3. Justification du projet. Le Tchad : un pays parmi les plus pauvres au monde Le Tchad figure parmi les pays les plus défavorisés au monde : le Produit intérieur brut (PIB) par habitant dépasse à peine 205 dollars US et l’espérance de vie n’atteint pas 45 ans. 65% de la population, dont plus des trois quart est rurale, vit en dessous du seuil de pauvreté absolue (selon la Banque mondiale, revenus de moins de 1$ par jour/par habitant). Dans ce contexte, le secteur agricole revêt un rôle majeur pour le développement du pays, l'agriculture tchadienne contribuant en effet à près de 50% du PIB. Si le nombre de personnes sous-alimentées au Tchad a diminué dans les 15 dernières années (FAO, L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2006), la prévalence de la faim y reste importante, 33% de la population du pays étant sous-alimentée. Les enquêtes internationales (enquête EDST 96-97, EDST II 2004, VAM-PAM 2005) réalisées au Tchad apportent des éléments dramatiques sur la situation alimentaire du pays : « Aucun progrès n'a été accompli depuis 1996, alors que les taux de malnutrition aiguë et chroniques apparaissent parmi les plus élevés du monde (pour les enfant de 12 à 23 mois)». La zone soudanienne (Sud Tchad) ne représente que 10% de la superficie nationale, mais près de la moitié de la population s'y concentre. La population rurale, et en particulier les femmes et les enfants, de cette zone représente une frange particulièrement défavorisée de la société tchadienne. 43% de la population de la zone vit dans une situation d’insécurité alimentaire. Le taux de malnutrition chronique des enfants de 12 à 23 mois y atteint 22 %. Pour l'ensemble des indicateurs de malnutrition, les enfants de 12 à 23 mois sont les plus exposés. Dans cette zone à fortes potentialités agricoles, « L'insécurité alimentaire en zone soudanienne du Tchad a tendance à être de plus en plus structurelle, amenant l'office nationale de sécurité alimentaire (ONASA) à implanter des magasins pour constituer des stocks de « Sécurité Alimentaire » à Sarh, Doba, Moundou, Kélo et Pala » (rapport Intermon-Oxfam, juin 2006). Mutation du secteur agricole et implication de la société civile Au Tchad, comme dans de nombreux pays en développement, une profonde restructuration du secteur agricole est en cours, entraînant une redistribution des rôles entre les services de l'Etat d'une part, et les organisations de la société civile d’autre part. Ainsi, l’Etat recentre ses interventions autour de l'élaboration des politiques agricoles, de la réglementation et des contrôles. En ce qui concerne les filières, telle que le coton, où le rôle de l'Etat était prédominant, ce sont aussi l'approvisionnement en intrants, la transformation et la commercialisation qui sont en cours de transfert vers le privé et les organisations de producteurs. Le conseil agricole s'oriente vers les organisations de producteurs et les prestataires privés. Par ailleurs, depuis 2000 et la refonte du découpage administratif, les pouvoirs publics misent fortement sur la mobilisation des compétences locales. La société civile, et en particulier les organisations paysannes qui ont émergé dans les années 1990, ont un rôle déterminant et croissant à jouer dans le développement économique, social, environnemental du pays. Riches de compétences et de ressources, elles sont à même de porter les dynamiques de développement et d’accompagner ce processus naissant de décentralisation. Cependant leur capacité d’action et de mobilisation reste limitée et leur besoin de renforcement est indispensable pour cheminer vers un développement rural équilibré. Identification des besoins des agriculteurs et des ruraux Les organisations professionnelles composant l’Atader, portées par leurs responsables élus et salariés, sont des acteurs en mesure de relever les défis d’un développement agricole et rural durable. En effet, au delà des fonctions économique et d’appui à leurs membres qu’elles remplissent (information, formation, conseil, commercialisation des produits agricoles…), elles jouent, via leurs réseaux, un rôle de représentation et d’action des agriculteurs vis-à-vis de leur environnement (acteurs des filières agricoles, Etat, bailleurs de fonds et organismes d’appui). Conscientes des enjeux que représentent l’agriculture, tant au plan régional, national qu’international, les organisations paysannes ont accru de manière significative leurs capacités de proposition et de négociation, et représentent une véritable force de défense des intérêts des agriculteurs et des ruraux auprès des décideurs politiques. Elles peuvent ainsi contribuer efficacement à la construction de politiques cohérentes de développement rural. Cette montée en puissance des organisations de producteurs ne cache pas un certain nombre de faiblesses qu’elles doivent surmonter, notamment en ce qui concerne le renforcement des capacités et moyens techniques de production, l’accès à l’information, le renforcement de leurs capacités d’analyse et de formulation de positions, la structuration interne favorisant la communication et l’élargissement du nombre de responsables capables de porter des messages clairs et de négocier en faveur des membres. 4. Les activités Le programme d'activités contribuera au développement du projet professionnel d'Atader. Ce dernier est structuré autour de trois axes montrant un fort degré d'interdépendance : · Le premier volet vise à consolider les alliances stratégiques entre organisations professionnelles agricoles du Nord et du Sud pour renforcer le poids politique de l'agriculture familiale au Tchad ; · Le second volet veut améliorer la maîtrise par Atader, et ses fédérations professionnelles, des services à ses membres. Il regroupe un ensemble d'activités de formation et d'échange sur les dimensions technico-économiques de la production agricole et d'accompagnement des groupements des fédérations d'Atader. Ces activités visent une augmentation qualitative et quantitative des productions et une meilleure gestion collective de l'environnement productif. Une priorité est accordée à la place des femmes dans le cadre de ce développement global ; · Le troisième axe a pour objectif le renforcement des capacités stratégiques du réseau Atader par la consolidation des capacités de gestion des responsables et de la cohésion du réseau. 4.1. Renforcement du poids politique de l'agriculture familiale au Tchad 4.1.1. Renforcement des moyens de communication Le programme prévoit de renforcer la mise en réseau des organisations paysannes tchadiennes, entre elles et avec leurs partenaires, par la mise à disposition de moyens techniques peu utilisés jusqu'alors : · D'une part par le projet d'installation du « Régional BGAM » (Base fixe Internet par Satellite) à Doba. Une formation à son fonctionnement est programmée : 2 jours, 12 participants ; · D'autre part, par l'utilisation des radios régionales existantes à Doba (La Voix du Paysan), Laï, Moundou et Kélo. Un accord a été passé avec les responsables de ces émetteurs pour transmettre à la population rurale les messages élaborés dans le cadre des diverses activités (formation, expérimentation…) produites par Atader et les organisations paysannes faîtières de la cellule d'échange et de concertation regroupant les quatre région du Plan de développement régional (PDR). 4.1.2. Renforcement des capacités des responsables paysans sur les enjeux agricoles régionaux, nationaux et internationaux Les activités de ce volet doivent contribuer à développer les capacités des leaders paysans à mieux appréhender les enjeux liés à l'agriculture (politiques de développement, décentralisation, mécanismes des négociations commerciales internationales…) et à mieux se positionner face aux jeux multiples du développement agricole et rural (relation des organisations paysannes avec les représentants de l'Etat et autres partenaires). Il est ainsi prévu : · Une formation sur la décentralisation au Tchad et le rôle d'agent de développement des communautés rurales dans ce processus : 25 participants, 2 jours ; · Deux Formation sur les politiques de développement dans le cadre de la mise en place de comités de développement (exercices pratiques sur les plans de développement cantonaux dans leur contexte régional) : 2 formations, 3 jours, 20 responsables par formation ; · Accès à des dossiers d'information (notamment marchés mondiaux et négociations nationales et internationales) ; · Formation sur la typologie des marchés des céréales et oléagineux au Tchad : 2 jours, 20 participants ; · Participation des responsables d'Atader à des rencontres régionales, nationales et internationales : - Participation au comité de suivi départemental et régional du budget de l'Etat (une réunion par trimestre) ; - Une formation au Cameroun sur le suivi budgétaire de l'Etat pour les pays africains : 5 jours, 1 responsable d'Atader ; - Diverses réunions nationales et internationales : Celiaf (Fédération des organisations des femmes), concertations sur le coton et sur les politiques agricoles : 3 à 4 rencontres/ an, 5 responsables d'Atader. 4.1.3. Concertation et échanges avec les acteurs de la société civile (organisations paysannes et autres acteurs) L'objet de ce volet est de développer des concertations entre les réseaux d'agriculteurs et l'ensemble des partenaires du développement au Tchad Atader est à l'origine, en 2003, de la constitution de Cacodelor (cadre de concertation pour le développement du Logone oriental) qui rassemble les principales organisations de la société civile de la région du Logone Oriental : organisations paysannes, ONG, coopératives, unions de groupements féminins (Celiaf Doba, Fema), groupements d'entreprises, associations de défense des droits de l'homme… Ainsi Doba, très impliqué dans la zone pétrolière, a créé son réseau d'information de réflexion et, éventuellement, de stratégie commune. A cet effet deux formations annuelles sont prévues : · La vie associative et le fonctionnement de Cacodelor : 2 jours, 20 responsables ; · La formation à la citoyenneté (la société civile : son champ, ses fonctions, devoirs et droits des citoyens…) : 2 jours, 25 responsables ; En décembre 2006, un séminaire à Moundou, pour responsables d’organisations paysannes faîtières, a constitué une cellule d'échanges, de réflexion et d'action commune aux quatre régions du Plan de développement régional (PDR) : le Mandoul, le Logone Oriental, le Logone Occidental et la Tandjilé. Il en résulte un support facilitant l'organisation de six filières de production (élevage, maraîchage, plantes à tubercules, manguiers, bananeraies et céréales - oléagineux), la dynamique d'un réseau interrégional de groupements féminins, et un rapprochement entre besoins et prestataires de formation grâce à la participation de Comité paritaire de gestion des formtations (Copagef), des Centres de formation professionnelle rurale (CFPR) et d'un centre de services et de gestion. Dans ce cadre il est prévu : · Un séminaire de 3 jours pour 25 participants ; · Des échanges entre groupements d'une même filière de production pour faciliter une organisation interrégionale plus structurée. 4.2. Amélioration de la maîtrise par Atader des services à ses membres. Ce deuxième axe veut répondre à trois objectifs essentiels : · Consolider la mise en réseau des groupements féminins et des composantes féminines des organisations paysannes ; · Permettre aux groupements professionnels locaux d'être les vecteurs d'une approche technico-économique globale et durable des exploitations familiales ; · Accroître la « formation-structuration » des forgerons et constituer un atelier central (Doba) pour les fédérations d'Atader, facteurs de développement de la filière en équipements agricoles. 4.2.1. Consolidation de la mise en réseau des groupements féminins et des composantes féminines des organisations paysannes Le programme prévoit d'accompagner l'Atekor dans ces objectifs (autopromotion des femmes, amélioration de la sécurité alimentaire, accroissement du niveau de vie des familles) par : · 15 formations pour 15 Unions de groupements féminins sur la gestion familiale des récoltes, l'équilibre alimentaire et les actions génératrices de revenus, dont 3 formations de 2 jours chacune pour 35 femmes par formation et 12 formations d'une journée pour 35 femmes par formation ; · 4 formations - sensibilisation sur les risques du Sida : 4 jours, 25 femmes ; · Une formation pour les responsables d'Atekor sur l’organisation et la gestion de la fédération régionale : 2 jours pour 20 femmes. 4.2.2. Renforcement des groupements professionnels locaux, vecteurs d'une approche technico-économique globale et durable des exploitations Amélioration de la fertilité des sols : développement d'itinéraires et de méthodes culturales à partir d'expériences conduites par des groupes d'agriculteurs Dans un contexte d'affaiblissement manifeste de la fertilité des sols, le projet cherche l'amélioration de la productivité agricole : amélioration des rendements de l'ordre de 10 à 15 %. Pour cela différentes actions seront développées : · 5 formations sur la restauration des sols : travail du sol, technique d'assolement, amendements organiques… : 5 jours pour 20 responsables ; · 3 formations sur l'analyse des sols et l'emploi des engrais et herbicides dans 3 Unions de Gumac : 3 jours pour 25 responsables ; · 5 formations ( 5 Unions de Gumac) sur l'acacia albida , la création de haies vives pour la protection des cultures, la maîtrise des feux de brousse : 5 jours pour 20 responsables ; · Une formation sur l'organisation des intrants et leur utilisation : 2 jours pour 25 responsables ; · Une formation pour les producteurs, multiplicateurs de semences améliorées (itinéraire de production , organisation…) : 2 jours pour 25 responsables ; · 5 formations dans 5 Unions de Komadji sur l'utilisation de semences améliorées et l'emploi rationnel des intrants (engrais, traitements…) : 5 jours pour 20 responsables ; · Une mission d'échange Sud/Sud à Bokoro pour 6 responsables du bureau exécutif de l'Argumac (5 jours) sur l'organisation paysanne au service du développement local. Développement de l'arboriculture fruitière et du maraîchage, facteurs d'amélioration de l'alimentation et des revenus Dans un souci de diversification de la production et d'amélioration des revenus, des essais techniques seront réalisés et vulgarisés dans les domaines de l'arboriculture fruitière (manguiers et bananeraies), du maraîchage et des cultures associées (tubercules) : · 2 formations sur les techniques de greffage et les nouvelles variétés de bananiers : 2 jours pour 25 responsables du réseau Gumac ; · 5 formations aux techniques de maraîchage (dans 5 unions d'Atekor) : 5 jours pour 20 responsables ; · 1 formation sur les variétés de tubercules (manioc, igname, taro…) : 2 jours pour 25 personnes ; · 1 échange Sud /Sud sur la filière fruitière (région de Moundou) : 4 jours pour 8 responsables de l'Argumac. Valorisation de la composante animale : passer du bovin de trait à une approche d'agro- éleveur et développement des petits élevages avicoles Des formations permettront de comprendre et d'approfondir l'intérêt d'une complémentarité agriculture-élevage (bovins, ovins, caprins, volailles) du point de vue de l'entretien des sols, de l'économie de l'exploitation familiale et de l'équilibre alimentaire. Des fiches techniques d'alimentation bovine et de vaccination des volailles seront notamment élaborées sur ces thèmes : · 3 formations dans 3 unions de Gumac sur l'association agriculture - élevage : 3 jours pour 20 participants ; · 1 échange Sud / Sud dans la filière élevage de Kélo : 4 jours pour 10 responsables ; · 1 formation sur les élevages et les techniques de vaccination des volailles : 1 jour pour 20 responsables. Amélioration de la gestion et du stockage des vivriers · 1 formation sur la gestion des récoltes : 2 jours pour23 responsables ; · 1 formation sur l'organisation du stockage (qualité du grenier collectif, protection contre les prédateurs…) : 1 jour pour 25 responsables. 4.2.3. Formation-structuration des forgerons et constitution d'un atelier central (Doba) pour les fédérations d'Atader, facteurs de développement de la filière équipement agricole Ce volet d'activité s'attache à former des forgerons à la fabrication d'outillages agricoles, à organiser un tissu d'ateliers autonomes et à cogérer, entre les fédérations professionnelles, un atelier central au service des forgerons et des agriculteurs. : · Suivi technique des ateliers de forgerons par l'animateur-formateur ; · 4 sessions de formation technique professionnelle : 6 forgerons par session de 30 jours chacune ; · Création et animation d'une association de gestion d'un atelier central à Doba ; · 1 voyage Sud/Sud d'échange professionnel à Fianga (atelier central au service des organisations paysannes de la région) : 5 jours pour 8 responsables de la Faflor. 4.3. Renforcement des capacités stratégiques du réseau Atader par la consolidation des capacités de gestion des responsables et par la cohésion du réseau Pour l'Atader, la parole paysanne doit être portée par des organisations représentatives de leur milieu et légitimée par un attachement à un réseau et à un territoire significatif. De même, les responsables de ces organisations professionnelles souhaitent acquérir les capacités nécessaires à la maîtrise de leurs fonctions : · Par un appui à leurs capacités de gestion : - 6 formations au sein de 6 unions d'Atekor sur la gestion familiale de la concession : 6 jours pour 20 responsables ; - 2 formations à la comptabilité-gestion des exploitations agricoles : 2 jours totalisant 65 participants ; - 1 formation sur le calcul de la rentabilité et sur la faisabilité d'un projet : 1 jour, 30 participants. · Par une amélioration réciproque des rapports entre les fédérations régionales et l'échelon cantonal Le bureau exécutif de chaque fédération professionnelle, de même que celui d'Atader, organise annuellement une tournée d'échange décentralisée dans 6 à 8 lieux : 7 à 10 responsables régionaux par fédération rencontrent ainsi durant 6 à 8 jours les responsables locaux (cantonaux) à raison de 80 à 100 personnes par association fédérale. · Par une stratégie permettant le renforcement des projets professionnels Dans le processus de consolidation du mouvement paysan tchadien, le programme prévoit l'accompagnement des fédérations membres d'Atader pour la définition d'objectifs professionnels partagés au sein de chacune des quatre fédérations et leur mise en cohérence dans le cadre d'Atader, leur structure fédérative : - Chaque fédération (Komadji, Atekor, Argumac et Faflor) organise un séminaire interne pour faire le point sur son action passé et définir ses objectifs prioritaires à 1, 2 et 3 ans, avec les activités correspondantes : 4 séminaires de 2 jours, de 15 responsables ; - Atader rassemble les projets de ses 4 fédérations adhérentes pour une réflexion sur la cohésion de l'ensemble : 2 jours pour 12 participants ; - Les projets des fédérations sont soumis à leurs Assemblées générales respectives. 5. Résultats escomptés 5.1. Résultats concrets Par activité : Renforcement du poids politique de l'agriculture familiale au Tchad Renforcement des moyens de communication · Les organisations paysannes (OP) accèdent aux moyens modernes de communication et multiplient leurs interventions dans les médias locaux (radios en particulier) Renforcement des capacités des responsables paysans sur les enjeux agricoles régionaux, nationaux et internationaux · Les organisations paysannes renforcent leurs capacités à appréhender leur environnement professionnel (économique, politique, social) · 50 h/j de formation sur la décentralisation ; · 120 h/j de formation sur les politiques de développement local ; · Accès à des dossiers d'information (notamment marchés mondiaux et négociations nationales et internationales) ; · 40 h/j de formation sur la typologie des marchés nationaux des céréales et oléagineux ; · Participation aux rencontres des partenaires, publics et privés, du développement. Concertation et échanges avec les acteurs de la société civile (organisations paysannes et autres acteurs) · 40 h/j de formation au sein du réseau régional des organisations de la société civile (Cacodelor) ; · 50 h/j de formation à la citoyenneté au sein de Cacodelor ; · 75 h/j de séminaire entre organisations paysannes du Plan de développement régional ; · Echanges entre groupements d'une même filière de production pour faciliter une organisation interrégionale plus structurée. Amélioration de la maîtrise par Atader des services à ses membres. Consolidation de la mise en réseau des groupements féminins et des composantes féminines des organisations paysannes · Les femmes améliorent le niveau de vie des familles et participent davantage aux groupements mixtes (hommes et femmes) ; · 630 h/j de formation des groupements féminins sur l’amélioration de la sécurité alimentaire ; · 100 h/j de sensibilisation sur le VIH/Sida ; · 40 h/j de formation des responsables d'Atekor sur l’organisation et la gestion de la fédération régionale. Renforcement des groupements professionnels locaux, vecteurs d'une approche technico-économique globale et durable des exploitations Amélioration de la fertilité des sols : développement d'itinéraires et de méthodes culturales à partir d'expériences conduites par des groupes d'agriculteurs · Extension de l'action fertilité des sols dans 15 nouveaux villages par le réseau Gumac. Analyses des sols et conclusions tirées, extension de la diffusion des semences améliorées avec le réseau Komadji dans 10 villages supplémentaires ; · 475 h/j de formation technique ; · 30 h/j d’échange Sud/Sud. Développement de l'arboriculture fruitière et du maraîchage, facteurs d'amélioration de l'alimentation et des revenus · Amélioration de la qualité des manguiers et élargissement de leur période de production, multiplication des bananeraies avec des variétés améliorées, développement du maraîchage dans 6 Unions d'Atekor, diversification des produits alimentaires dans 7 cantons ; · 200 h/j de formation technique ; · 32 h/j d’échange Sud /Sud sur la filière fruits. Valorisation de la composante animale : passer du bovin de trait à une approche d'agro- éleveur et développement des petits élevages avicoles · Formation complémentaire de 60 agro-éleveurs (responsables de groupements, 120 h/j) sur l'association agro- élevage, les systèmes fourragers et la santé animale, amélioration des élevages de poulets dans 6 cantons. Amélioration de la gestion et du stockage des vivriers · Une trentaine de greniers communautaires font progresser l'organisation et la qualité du stockage des céréales et oléagineux dans le cadre de Komadji · 71 h/j de formation technique. Formation-structuration des forgerons et constitution d'un atelier central (Doba) pour les fédérations d'Atader, facteurs de développement de la filière équipement agricole · Formation de 24 forgerons (720 h/j), mise en place de forgerons - relais entre les groupements et le Faflor et apprentissage à la gestion d'un atelier central au service des 4 fédérations d'Atader. · 40 h/j d'échange professionnel Sud/Sud. Renforcement des capacités stratégiques du réseau Atader par la consolidation des capacités de gestion des responsables et par la cohésion du réseau · Renforcement des capacités de management des responsables (280 h/j de formation) ; · Bonification du degré de collaboration au sein de chacune des fédérations professionnelles (Komadji, Atekor, Argumac, Faflor) comme au niveau Atader (une tournée régionale pour chaque fédération et Atader) ; · Existence d'un projet triennal par fédération régionale professionnelle (séminaires internes et réunions institutionnelles). 5.2. Effets multiplicateurs Le programme permettra d’améliorer la diffusion des expériences paysannes au niveau de l’ensemble de la zone soudanienne par : · Le travail des animateurs, « paysans-animateurs » et responsables des organisations paysannes, dont le rôle est notamment de diffuser l’information, valoriser les connaissances et expériences acquises auprès des membres des organisations professionnelles et au delà ; · Le partage d’expériences des organisations paysannes régionales dans le cadre d’ateliers régionaux ; · L’appui institutionnel apporté aux organisations paysannes pour le renforcement de leurs actions de développement ; · Une meilleure reconnaissance et capacité de proposition des représentants des organisations paysannes dans les cadres de concertation sur les politiques de développement agricole. 6. Moyens mis en œuvre 6.1. Ressources humaines (salariés actuels) Le programme prévoit les ressources humaines suivantes : · Un coordinateur-gestionnaire pour l'ensemble du projet ; · 7 animateurs de groupements et fédérations d’Atader ; · Un secrétaire comptable ; · Un gardien ; · Un chauffeur 4X4, à temps partiel. Ces salariés tchadiens, coordonnés par un gestionnaire administratif, sont sous la responsabilité des élus du bureau exécutif d'Atader. 6.2. Equipement et matériel actuel · Un 4X4 ; · Cinq motos ; · Deux ordinateurs portables et imprimantes ; · Un groupe électrogène de bureau ; · Des bureaux (partie en propriété et partie en location). 6.3. Investissements prévus en 2007 · Deux motos (investissement renouvelé en 2009) ; · Un équipement supplémentaire informatique (investissement renouvelé en 2009) ; · Semences d’acacia et semences maraîchères (investissement renouvelé en 2008 et 2009). Coût total du projet (trois ans) : 248 195 euros (€) Co-financement AgriCord (trois ans) : 90 000 euros (€) Coût total du projet 2007 : 84 355 euros (€) Co-financement AgriCord en 2007 : 30 000 euros (€)
05ae-4331 Des organisations paysannes fortes pour lutter contre la pauvreté au Tchad
Le projet ancré dans la zone soudanienne du Tchad, le c?ur agricole du pays, vise deux objectifs généraux : <li>améliorer durablement les conditions de vie des populations rurales du Tchad, <li>renforcer le poids de la Société Civile rurale tchadienne dans les politiques de développement. Pour y contribuer, un objectif spécifique a été identifié : Appui à la structuration des fédérations professionnelles membres de l´ATADER (Association Tchadienne des Acteurs du Développement Rural) Deux blocs principaux d´activités regroupant différentes interventions structurent le projet: a) Renforcement des capacités techniques des agriculteurs et ruraux membres des fédérations d´ ATADER ( FAFLOR, KOMADJI, ARGUMAC, ATEKOR) : <li>maintien et amélioration de la fertilité des sols <li>essais agronomiques et variétaux <li>gestion des vivriers <li>développement des complémentarités culture/élevage/maraîchage <li>Gestion commune du matériel agricole <li>Formation, structuration des artisans/forgerons ruraux <li>Renforcement des capacités de proposition et d´action des groupements féminins b) Appui à la structuration des fédérations professionnelles membres d´ATADER. Formation et accompagnement opérationnel des responsables des fédérations et des échelons locaux Ce volet intègre les actions dans une dynamique beaucoup plus large en valorisant les expériences conduites au niveau régional par les organisations rurales inter ? départementales de l´ATADER. Il permet de favoriser une approche concertée pour une cohérence locale et régionale du développement. Il donne enfin la possibilité aux responsables professionnels d´acquérir la capacité de contribuer aux définitions des programmes de développement départementaux, régionaux et, depuis peu, nationaux. Parallèlement à l'appui sur la structuration interne d'Atader, une concertation des organisations paysannes faîtières de la zone soudanienne voit le jour. Le contexte agricole tchadien impose en effet aujourd'hui aux leaders des organisations professionnelles du Sud Tchad (la zone soudanienne concentre l'ensemble des potentialités agricoles du pays) de définir ensemble des stratégies pour renforcer le poids des paysans dans les politiques de développement agricole et rurale. Afdi accompagne ce processus par : <li>le renforcement des capacités des responsables professionnels : maîtrise de l'environnement agricole (filières coton, arachide, maraîchage, bovine, politiques de développement agricole et rurale) <li>développement des processus de concertation inter- organisations paysannes (développement des capacités de plaidoyer, relations Etat-profession).